Mais aujourd'hui tout a changé. La plupart des sociétés du monde développé mettent leurs aînés de côté, font semblant qu'ils ont rien à dire et évitent leurs conseils. Nous valorisons les jeunes, avec leurs connaissances technologiques, leur capacité d'être "multi-tasker", leur amour des nouvelles idées, leur désir de saisir les nouvelles tendances. Les médias cherchent à les captiver, les marketeurs essayent de les intéresser à leurs produits, les employeurs cherchent à les embaucher...
Cependant, il faut penser : avons-nous vraiment raison de passer à côté de toute l'expérience qu'une génération de personnes pourrait nous offrir? Prenons un exemple : hier j'ai finalement accepté que mon four ne fonctionne pas; ça fait depuis l'été passé qu'il ne veut pas allumer quand c'est humide (c'est toujours humide à Montréal!). Quoi faire? devrais-je appeler quelqu'un pour essayer de le réparer? Ou bien investir dans une nouvelle cuisinière? Et comment savoir si ma décision est la bonne? Et puis, l'idée m'est venue : je vais appeler ma mère. Elle a beaucoup plus d'expérience dans l'achat des électroménagers et dans leur réparation. Et puis, suite à quelques questions, elle m'a conseillé avec confiance : achète une nouvelle cuisinière, tu ne vas pas le regretter!
Pourquoi donc ne pas utiliser l'outil de l'expérience plus souvent? Pourquoi ne pas avoir des mentors dans toutes les domaines : l'industrie, la gestion de nos villes, notre province et notre pays (n'est-ce pas ça, le Sénat au Canada?), l'éducation de nos jeunes, la santé? Pourquoi ne pas mettre nos "aînés" au travail, pour nous aider à ne pas faire les mêmes erreurs, à réagir avec sagesse, à comprendre comment communiquer?
Je vous laisse avec cette pensée : comment pourrons-nous incorporer nos "sages" dans notre quotidien? Je vous encourage de partager vos pensées dans ce blogue.