Moi j'y crois. Les jeunes, hah, eux sont complètement cyniques et rient quand je leur dis que j'y crois. Mais il faut se demander : comment sait-on si le Père Noël existe ou n'existe pas? Peut-on le prouver oui ou non? Les jeunes répliquent que ce sont les parents qui donnent les cadeaux. Bonne réponse, mais ça ne prouve pas que le Père Noël n'existe pas, ça veut tout simplement dire qu'il n'a pas laissé de cadeaux chez eux.
Mais cette discussion est plus grande que ça. C'est une discussion sur la foi. Ah, la foi, ça revient souvent dans mes blogues! Croire au Père Noël c'est croire en quelque chose qui, logiquement, ne devrait pas être vrai. C'est croire en quelque chose de merveilleux, mais pas très pratique. C'est de retourner en enfant, quand nous faisons confiance dans le grand mystère, quand nous savons que même si nous avions été un peu tanants durant l'année, il y aura des cadeaux mystérieux en desssous de l'arbre. Quand on était ados, mon père faisait un gros "Ho Ho Ho" pour nous réveiller le matin de Noël. On savait bien que c'était lui, mais.....ça donnait quand même un petit frisson : et si c'était vraiment le Père Noël qui prenait un café avec mon père après avoir fini son boulot?
Ça fait du bien de croire dans le Père Noël. Ça enlève un peu de responsabilité de nos dos. Et ça permet d'envelopper une fête bien trop commercialisée d'une couche de mystère, de magie. Ça fait étinceler la neige (qui n'a pas encore tombée ici à Montréal!), ça fait briller les chandelles un peu plus fort, ça donne aux chorales et chanteurs de cantiques et chants de Noël un peu plus d'oumph.
Et, finalement, ça nous permet de croire. D'utiliser un outil -- la foi -- qui nous permet de mieux vivre. Ça enlève le besoin de tout rationaliser. Alors, durant le temps des fêtes, ayont un peu de foi, laissons-nous croire au Père Noël. Au pire, ça pourrait dire un cadeau de plus en dessous de l'arbre!